Sur le théâtre de marionnettes, précédé de L’élaboration de la pensée par le discours

En cours jusqu'au Dim. 29 Janvier

L’insoutenable légèreté des êtres

Avec Heinrich von Kleist, suicidé à 34 ans, on est toujours à deux pas du gouffre. Mais de ce gouffre émane une vive lumière, celle d’une pensée féconde. C’est ainsi qu’elle se révèle dans l’essai « Sur le théâtre de marionnettes » (1810) où il est finalement moins question de poupées que de condition humaine. Car à défaut d’entretenir des illusions qui servent de béquilles, le poète prussien sait soigner un dialogue. Celui qu’il mène avec Monsieur C, danseur à l’opéra, s’ingénie à remettre l’homme à sa place : laquelle n’est pas le centre du monde mais une périphérie où croissent d’autres espèces. Qualifié de « morceau de philosophie étincelant de raison et de grâce », ce précieux précis de dramaturgie existentielle témoigne qu’il n’est d’autre alternative que l’innocence originelle ou l’omniscience divine.

Épaulé par un équipage de choc, Gilles Lambert prend ici les commandes d’une réflexion de haut vol riche en vertiges philosophiques.


Informations
Auteur, adaptation
Heinrich Von Kleist
Comédiens
François-Xavier FERNANDEZ-CAVADA, Lionel BRADY, Lou CISZEWSKI, Luisa SCHöFER
Mise en scène
Gilles Lambert
Assistanat à la mise en scène
Lou Ciszewski
Scénographie
Assistance scénographie Valérie Margot
Dramaturgie
Michel Kullmann
Costumes
Trina Lobo – Samantha Landragin
Lumière
Jean-Philippe Roy
Son
Jean Faravel
Soutiens
Ville de Genève, la Loterie Romande
Durée
90
Entracte
Non