Dominique Bourquin, les angles pas droits – Entretien signé Delphine Horst

Elle contribue à la fabrique théâtrale depuis près de cinquante ans et transporte un héritage en toute discrétion, celui de l’époque où sa vocation s’est épanouie : les grandes heures du Living Theatre, du Théâtre pauvre, du Théâtre de la mort, de l’Odin Teatret. Son parcours à elle, c’est l’Ecole du Totales Theater (Kulturmühle Lützelflüh), le Théâtre Populaire Romand, les heures d’apprentissage artistique avec Kazuo Ohno, la troupe permanente du Théâtre pour le Moment. Son penchant va aux approches bousculant les formes conventionnelles. Dans une salle de l’ABC à la Chaux-de-Fonds, ville qu’elle habite avec bonheur à l’exception de ses trajectoires à angles trop droits, l’entrevue chaleureuse ne manque pas d’autodérision.