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Compagnie L’Hydre Folle

La Compagnie L’Hydre Folle voit le jour en 2012 à Genève suite à la mise en scène au Théâtre du Galpon des nouvelles de Florence Heiniger: « Une Larme dans l’objectif ». Elle a pour but de développer des projets artistiques autour du phénomène de la métamorphose de l’être humain, qu’elle soit physique ou psychique. Elle privilégie un travail sur la représentation et la place de la femme, ainsi que sur la question du bouleversement des codes/normes dans notre société.
En 2014/15, la compagnie présente au Théâtre du Grütli à Genève et dans toute la Suisse romande, une mise en scène de « Inventaires » de Philippe Minyana dans le cadre des « Midi, Théâtre! ».
Martine Corbat, directrice de la Compagnie, a gagné le prix « Bourse Hors scène 2012 » de la CicaS (Commission intercantonale Berne-Jura des arts de la scène) pour son projet KKG King Kong Girl, qu’elle monte à l’automne 2016 au Théâtre La Traverse à Genève avec une tournée romande. Ce projet traitait de l’ambiguité de genre à travers le mythe fondateur d’Hermaphrodite, de la notion de « hors-norme » aux yeux de notre société. Désormais, la Compagnie L’Hydre Folle développe différents projets dans des formes très distinctes autour de la femme-peintre, engagée et multiple: Frida Kahlo.

L’Hydre?

L’«Hydre», car au sens étymologique, elle signifie l’eau, l’aspect changeant, houleux. En mythologie, l’Hydre de Lerne est une créature grecque, un serpent d’eau avec parfois un corps de chien ou de dragon possédant plusieurs têtes. Ses têtes se régénéraient doublement lorsqu’elles étaient tranchées.
En sciences, l’hydre est un petit animal primaire et aquatique de 15 millimètres qui se multiplie par bourgeonnement, connue pour son exceptionnelle capacité de régénération: elle peut faire repousser n’importe quelle partie de son corps.

Quelle est la recherche artistique de L’Hydre Folle?

Le travail de la compagnie vise à s’intéresser à tout ce qui touche la métamorphose de l’être humain, la limite entre l’homme et l’animal, le travestissement, la monstruosité, l’être considéré comme «inclassable». La recherche est esthétique (souvent en lien avec un-e plasticien-ne) et musicale (musicien-nes sur scène), faisant se côtoyer des touches à la fois oniriques, drôles et poétiques.

Certaines femmes portent la ligne inspiratrice de L’Hydre Folle comme Carole Martinez et son Coeur cousu, Zouc (corps-montagne aux multiples personnages), la marionnettiste Ilka Schönbein, ou encore les artistes Diane Arbus et Frida Kahlo. Toutes en lien avec la terre, le corps et la recherche d’une identité forte, d’un sens vital.


Mot de passe du lien video ci-dessous
:  TRAVERSE ( en majuscules) . Elle est extraite du spectacle KKG KING KONG GIRL:  Les Photos publiées sont de Dorothée Thébert.