Thomas Hempler, Directeur technique, régisseur général et créateur lumière

Le dernier acte du feuilleton d’articles L’Empire des signes souhaite mettre à l’honneur une corporation qui incarne l’ingéniosité des métiers scéniques.

Au même titre que les acteur.ice.s, les technicien.ne.s agissent en direct mais en toute discrétion au moment où le spectacle se prépare puis se joue. Au son, à la lumière, au plateau ou à la vidéo, qu’ils soient régisseur.eu.ses ou directeur.ice.s techniques, ils s’affairent en 1ère ligne et sur tous les plans.

Sous les cintres, sur le pont, entre une perche et un pendrillon, ils drainent toute une gestique et un lexique spécifiques dans le sillon de leurs professions, avant-pendant-après la représentation. Soin, minutie, endurance, perspicacité, expertise, patience, pragmatisme, réactivité et fiabilité caractérisent les qualités requises pour opérer petites et grandes manipulations, pour construire, visser, brancher, fixer, miser, vérifier, toper, tapser, régler, implanter, programmer mais aussi accueillir, préparer, prévenir, observer, écouter, analyser, conseiller, budgéter, planifier, coordonner, sécuriser, superviser et accompagner.

La liste semble longue mais elle n’est pourtant pas exhaustive, tant le champ d’action est vaste.

Thomas Hempler est l’un de ces Atlas de l’ombre qui depuis 35 ans, porte sur ses épaules des micro-mondes théâtraux. Le milieu artistique romand connaît bien sa bouille de baroudeur et son bagou tant il a vogué dans les théâtres genevois, les festivals et évènements d’envergure. Il a aussi beaucoup vogué sur l’eau car Thomas a la bougeotte. C’est sans doute parce qu’il ne s’assoupit jamais, qu’il entretient le fiévreux désir de faire, de sourire et de vivre. Encore et encore, son regard bleu d’océan Atlantique – celui-là même qu’il traversa à la voile – s’émerveille quand il parle de la vie, du boulot, des amis, des emmerdes.

Ayant côtoyé Thomas depuis ses débuts, la comédienne, porteuse de projet et co-directrice du Théâtre de l’Orangerie, Céline Nidegger nous offre son témoignage comme précieux contre-point.

Article signé Laure Hirsig