« Les petites mains, sans elles pas de théâtre » ! Jean-Luc Borgeat.
Stagiaire journaliste dans un magazine hebdomadaire, j’ai été chargé par le rédacteur en chef de faire l’interview d’un comédien romand âgé de septante ans, Jean-Luc Borgeat, dont le CV était tombé par hasard entre les mains du patron… son attention avait été attirée par les quarante-quatre ans de carrière de l’acteur qui affichait cent septante-six spectacles joués depuis 1982… cela pouvait intéresser la rubrique culturelle du journal. « Allez-y, en plus, comme vous, il est d’origine jurassienne par sa mère. » Contact fut donc pris. Nous avons convenu d’un rendez-vous dans le théâtre où le comédien joue le rôle de Béralde dans « le malade imaginaire » de Molière.
Après m’avoir accueilli dans le hall d’entrée, l’acteur m’a emmené dans la salle de spectacle où nous avons commencé par siroter une bière, assis côte à côte sur les sièges rouges d’une rangée du parterre. Sur la scène s’active une foule de machinistes.