Vincent Rime, doux équilibre

Avant de rencontrer Vincent, je consulte son site internet. Je tombe sur une courte biographie qui m’interpelle. J’y lis : « Naît à Epagny en 1976, au pied du château de Gruyères. Roule sur un vélomoteur Cilo Trial ingénieusement maquillé. Découvre le théâtre amateur avant d’être amateur de théâtre. Sent qu’une idée lui pousse derrière la tête. Quitte le bercail pour exercer en tant qu’ingénieur en mécanique. Conçoit la journée des appareils capables de découper parfaitement le carton ondulé, repart le soir avec son idée derrière la tête. Franchit le pas et le seuil de l’école Serge Martin, en sort diplômé en 2007. Ne cesse de jouer dès lors […] tout en prêtant main forte à la conception de décor, ce qui lui permet de conserver son goût pour les mécanismes bien huilés. »

Les images défilent. On sent la benzine du vélomoteur, la générosité d’une troupe amateure, le concret des machines et l’amour du métier. 

Nous nous retrouvons en fin d’après-midi au théâtre Nuithonie avant une première. Le café est presque vide, une musique d’ascenseur en fond. Vincent sort de la première de « La Nuit des Vilains » au théâtre des Osses, dans une mise en scène de Sylviane Tille. Il semble serein. J’ai toujours admiré ce calme et cette bonhomie. La voix est douce, l’échange agréable.